Blog de Migwel

Radiotray : récupération des titres

14/01/2012 - 2 commentaires

radioCes derniers jours, j'aime bien écouter la radio sur mon ordi. Au début, j'allais sur le site de ma radio favorite, je téléchargeais le fichier.pls que j'ouvrais avec vlc. Ok, pas mal mais on peut faire plus simple. En cherchant un peu, je suis tombé sur Radio Tray, un logiciel libre pour Linux qui est très léger et facile à prendre en main. Bref, tout ce qu'il faut pour faire un bon lecteur radio. Au fil de mes écoutes, j'ai créé un fichier pour noter les chansons qui me plaisaient pour pouvoir les réécouter plus tard. Mais bon, c'est assez saoulant à faire à la longue... Y a aurait pas moyen de coder un programme qui ferait ça automatiquement ?

Vous l'aurez sans doute deviné, la réponse est oui et je l'ai fait. L'avantage, c'est que Radio Tray permet l'intégration de plugins en Python qui laisse l'utilisateur faire un peu ce qu'il veut. Quel type de plugin pourrais-je bien coder ? J'ai décidé d'en coder un qui stocke chaque titre de chanson dans un fichier (/tmp/radio). Ensuite, il me suffira de coder un programme qui récupère la dernière ligne de ce fichier quand j'en ai envie, je lui assigne un raccourci et le tour est joué.

Tout d'abord, jetons un oeil au fonctionnement des plugins déjà présents (dans /usr/share/radiotray/plugins). Oh, il y a une méthode "on_song_changed". Sans doute qu'elle s'exécute lors d'un changement de chanson (oui, j'ai un sens de la déduction hors du commun). On lui passe un argument appelé "data". Que contient-il ? Affichons-en un au hasard.

{'station': 'Covers', 'homepage': u'http://somafm.com/logos/512/covers512.png', 'title': u'Radiohead - Wish You Were Here'}

Oh, il y a une clé "title". Voilà qui me simplifie la vie ! Ainsi, lors de chaque changement de chanson, il me suffit de récupérer le champ 'title' et de le stocker dans mon fichier. Comme c'est simple, parfois, la programmation.

def on_song_changed(self, data):
     if('title' in data.keys()):
          title = data['title'] + "\n"
          filename = "/tmp/radio"
          FILE = open(filename, 'a')
          FILE.write(title)
          FILE.close()
     print "song changed"

Voilà, maintenant, à chaque changement de chanson, ce plugin écrira le titre de la nouvelle chanson dans le fichier /tmp/radio. Il me reste à récupérer cette ligne lorsque la chanson me plait. Ca, je vais le coder en bash. Un petit fichier radio.sh qui donne ceci :

#!/bin/bash
tail --lines=1 /tmp/radio >> /home/migwel/radio

tail est une commande qui permet d'afficher la fin du fichier donné en argument. --lines=1 veut dire qu'on ne veut afficher qu'une ligne (la dernière). Les chevrons redirigent les données vers le fichier /home/miguel/radio. Pour plus de simplicité, j'ai assigné ce programme à un raccourci et voilà qui est terminé ! En espérant que de nombreuses bonnes chansons passeront à la radio, sinon, ce travail aura été inutile.

En espérant que ça puisse vous servir, un jour ou l'autre. Je ne prétends pas que c'est la meilleure méthode pour effectuer ce genre de travail mais elle fonctionne et elle est rapidement codée dans ça me plait.

Aliasing

30/10/2011 - 2 commentaires

Je vois des trucs super cools dans mes cours et je ne peux m'empêcher de partager mes découvertes avec vous. La dernière en date est la compréhension d'une question que je me suis souvent posée : "Pourquoi, dans certains films, voit-on les roues des voitures tourner à l'envers ?" Question existentielle, vous en conviendrez ! La réponse se résume en un mot : l'aliasing.

L'aliasing (le crénelage, en français), c'est un phénomène qui peut apparaître lorsqu'on échantillonne un signal avec une fréquence mal choisie. Je m'explique. Le signal, ici, c'est la vidéo, la roue qui tourne. La fréquence d'échantillonnage, c'est le nombre d'image / seconde que la caméra va prendre. Typiquement, une caméra capte 24 images / seconde. Selon le théorème de Shanon, cette fréquence d'échantillonnage doit être au moins 2 fois plus grande que la fréquence du signal. Ici, la fréquence du signal, c'est la fréquence de rotation de la roue. Ce théorème se comprend aisément. Si la roue de la voiture effectue 24 tours / seconde (je sais, c'est excessif mais c'est pour l'exemple !), la caméra captera 24 images avec la roue dans l'exacte même position. C'est cela que l'on appelle l'aliasing.

Voici un exemple pratique pour que vous compreniez mieux :

aliasing

Notre échantillonnage est trop lent donc on rate certains états de la roue (ce sont les roues barrées). Ainsi, lorsque qu'on regardera le film, on aura ceci :

aliasing
Une roue qui tourne dans le sens inverse ! Pour remédier à ce problème, il faudrait augmenter la fréquence d'échantillonnage ou demander au conducteur de rouler moins vite. Mais une course poursuite à du 50 km/h, faut avouer que ça le fait pas trop. =O

La mémoire des ordinateurs

27/10/2011 - 2 commentaires

J'en parlais dans un précédent article, pour ne laisser aucune trace sur un ordinateur, la solution idéale est d'utiliser un LiveCD. En effet, celui-ci utilise uniquement la mémoire RAM, ce qui permet de ne stocker aucune donnée sur la machine, une fois celle-ci éteinte. Cependant, on pourrait penser que cette utilisation est superflue : il suffit d'utiliser son ordinateur normalement puis de supprimer tous les fichiers compromettants. Ce n'est pas si simple que ça.

En effet, votre ordinateur ne vous écoute pas au doigt et à l'oeil. Lorsque que vous lui disez "Supprime ce fichier", en vérité, il ne le supprime pas. Pour comprendre cela, il faut saisir comment l'ordinateur gère sa mémoire. Pour chacun de vos fichiers (mais aussi vos programmes et tout le reste), le PC utilise une certaine partie de sa mémoire. Celle-ci est divisée en adresse allant de 0 à vraiment beaucoup. Admettons que vous avez une image sur votre ordinateur et que vous voulez la supprimer. Celle-ci, par exemple, est stockée dans les adresses mémoires allant de 256 à 512 (ce n'est qu'un bête exemple, hein, je ne dis pas qu'il est réaliste). Lors de la suppression, votre ordinateur va libérer cette mémoire, c'est-à-dire qu'il va noter les adresses 256 -> 512 comme libres. Mais les bits dans ces adresses et donc votre fichier sont toujours présents ! Et il se peut qu'ils soient toujours présents 1 an après votre demande de suppression. Cela dépend du hasard. Il se peut que ces adresses soient utilisées pour un autre fichier immédiatement comme il se peut qu'elles le soient 2 ans après. Cela dépend de votre "chance" et de l'intensité d'utilisation de votre ordi (si vous l'utilisez une fois par décade, y a peu de chance d'écrire par dessus vos données).

Et c'est grâce à ça que le FBI peut retrouver des vidéos pédopornographiques que les méchants pervers pensaient avoir supprimées de leur ordi. Ils demandent gentiment au disque dur (à la ROM) de déverser toutes ses données et avec un peu de chance, la vidéo est toujours présente en mémoire. Ce n'est pas le cas avec la RAM (et donc avec l'utilisation d'un Live CD) qui se vide de toute donnée dès l'extinction de l'ordinateur.

J'ai un document vraiment bien fait parlant de la sécurité hors ligne (ça parle de key logger, de détection par électromagnétisme, ...) que je vous uploaderai ce soir, il est vraiment super intéressant !

Probabilités : le jeu des enveloppes

11/10/2011 - 1 commentaire

Dans mon cours de probas, cette année, on a vu un truc vraiment super bizarre et je ne peux m'empêcher de vous l'expliquer. En fait, on joue à un jeu utilisant 2 enveloppes. Dans chacune d'elles, il y a un papier avec dessus écrit un nombre compris entre 0 et n. Ces deux nombres sont différents l'un de l'autre. On vous propose d'ouvrir l'une des deux enveloppes et de dire si vous pensez que le nombre dans l'autre enveloppe est plus grand ou plus petit que celui que vous lisez. Rien de bien compliqué, donc. Faites attention, cependant, les nombres ne sont pas aléatoires. La personne qui a mis les nombres dans l'enveloppe veut que vous perdiez. De ce fait, elle peut volontairement mettre deux nombres très petit (2 dans une, 3 dans l'autre) afin de vous piéger ! Une stratégie qui gagnerait dans 50% des cas, c'est de prendre une pièce, tirer à pile ou face et selon le résultat, dire plus ou moins. Mais est-il possible de faire mieux que 50%. Étonnamment, la réponse est oui.

En admettant que vous connaissiez un nombre compris entre les deux nombres présents dans les enveloppes (que nous noterons L, pour le plus petit et H, pour le plus grand), vous auriez une probabilité de gagner de 100%. Si vous ouvrez une enveloppe et que le nombre est inférieur à x, l'autre sera forcément supérieur et vice-versa. Le problème est que vous ne connaissez pas x... Que faire alors ? On va simplement le choisir aléatoirement ! Admettons que l'intervalle de nombre varie entre 0 et 100. Pour ne jamais tomber sur des égalités, on choisira x valant {1/2, 1 1/2, 2 1/2, ..., 99 1/2}. Grâce à cette astuce, vos chances de gagner viennent d'augmenter. Intuitivement, on peut le comprendre aisément. Comme vous choisissez x parmi 100 nombres, de temps à autres, x sera réellement entre L et H et vous devinerez bien. Au pire, vous vous trompez et vous restez de toute façon dans les 50%. Pour vous en convaincre, voici la démonstration mathématique rigoureuse.

Tout d'abord, on fait un arbre.

arbre-probabilites

Calculons nos chances de gagner.

p(gagner) = L / 2n + (H - L) / 2n + (H - L) / 2n + (n - H) / 2n = (L + H - L + H - L + n - H) / 2n = 1 / 2 + (H - L) / 2n

Or, on sait que H est strictement plus grand que L. Donc, (H - L) >= 1. Et donc, p(gagner) >= 1 / 2 + 1 / 2n.
Si on reprend notre exemple où n = 100, nos chances de gagner sont d'au moins 50.5%. Bon ok, c'est pas énorme mais je trouve ça étonnant qu'avec un "truc" aussi bête, on arrive à augmenter nos chances de gagner.

J'espère que j'ai été assez clair et que vous avez tout compris. Je suis sûr que ça vous sera utile, un jour dans votre vie !

Guerre des brevets : Mère Nature vs Microsoft

05/10/2011 - 1 commentaire

Pour le moment, c'est la mode, tout le monde fait des procès à tout le monde (coucou Apple). Dommage que la Nature n'ait pas d'avocat prêt à la défendre parce qu'elle pourrait se remplir facilement les poches (si-si, la Nature porte des pantalons à poches !), regardez plutôt :

bacterie

Et oui, c'est le logo de Windows ! Bouh, sales copieurs ! Pour les curieux, il s'agit de quatre bactéries carrées groupées. Ce sont des bactéries très résistantes aux milieux extrêmes, notamment les milieux salins.

Source

Les IgNobels : la solution à mon problème

01/10/2011 - Aucun commentaire

Vous l'avez sans doute remarqué, mon blog a quelque peu été déserté ces derniers temps. Au début, c'était normal, j'avais pas mal d'occupations (la rentrée, tout ça) mais après, j'ai pas d'excuses. J'avais plein d'idées d'articles à poster mais je sais pas pourquoi, j'avais la flemme de le faire.

Hé bien je viens de trouver la raison à ce manque (temporaire) d'investissement et cela, grâce au prix Ig Nobel. Pour ceux qui ne connaîtraient pas, il s'agit d'une sorte de parodie du prix Nobel qui récompense les recherches scientifiques les plus farfelues. Cette année, par exemple, le prix de chimie a été remporté par des gens qui ont trouvé la quantité de wasabi nécessaire pour réveiller une personne endormie. Le prix de médecine a lui été remporté par une équipe qui a fait des recherches sur le lien entre les décisions que l'on prend et notre envie plus ou moins grande d'uriner. Bref, que des recherches indispensables. Mais celle qui nous intéresse, c'est celle qui a été récompensée par le prix de littérature.

Le gagnant, John Perry, a écrit un essai à propos de la procrastination. Il y introduit le concept de procrastination structurée. Selon lui, lorsqu'on procrastine, on ne fait pas rien. On fait des choses qui nous semblent peu importantes uniquement afin de ne pas réaliser des projets beaucoup plus importants. Ainsi, si on le croit, notre cerveau rangerait les choses à faire selon leur ordre d'importance et on aurait tendance à travailler sur toutes sauf celle qui se trouve tout en haut de la liste (ou bien très peu). En résumé, on procrastine parce qu'on n'a pas envie de faire quelque chose de plus important. Ca ne veut pas dire que ce que l'on fait, lorsqu'on procrastine est sans importance !

Bref, c'est quoi le rapport entre cet essai et mon blog ? Vous n'avez toujours pas compris ? En fait, ce blog est la chose la plus importante pour moi ! Ainsi, mon cerveau a plutôt tendance à s'intéresser aux petits projets par-ci par-là plutôt qu'à ce blog. Saleté de cerveau ! Bon, maintenant que je sais ça, je peux faire quoi pour y remédier ? J'veux pas vous abandonner, moi. Il me semble que je n'ai pas 1000 solutions : je vais devoir trouver un projet auquel j'accorderai plus d'importance qu'à ce blog. Comme ça, ce dernier reprendra automatiquement vie. C'est de la logique pure !

Sur ce, je vous laisse, je pars à la recherche d'un projet intéressant, il en va de la survie de ce blog !

PS : sinon, sans déconner, désolé de vous avoir abandonnés. Dès à présent, je vais essayer de reprendre un rythme correct, promis.

L'anonymat par la pratique : le bac français

05/09/2011 - 2 commentaires

anonymousDepuis la fameuse affaire de Chaldeen et du bac français, je me pose une question simple et complexe à la fois : comment j'aurais fait, moi, à la place de Chaldeen pour publier cette épreuve sur Internet ? Elle est simple dans son énonciation mais devient relativement complexe quand on se plonge dans sa résolution. En effet, être anonyme, c'est pas si simple que ça en fait.

Avant de commencer, je rappelle les faits. Pour ce bac 2011, une personne, Chaldeen, a réussi à se procurer l'une des épreuves (la partie mathématique des bac S) avant la date de l'examen. En soi, rien d'exceptionnel, il semblerait que ce genre de choses se produisent à peu près chaque année. Là où Chaldeen a fait dans l'originalité, c'est qu'il ne s'est pas contenté de garder son exemplaire pour lui tout seul ou de le faire circuler dans un petit cercle d'amis mais il a publié une photo de l'un des exercices, la veille de l'épreuve, sur le 15-18, un forum de jv.com. Évidemment, quand cela s'est su, un énorme scandale a suivi (égalité des chances, tout ça) et Chaldeen a été arrêté par la police. Celle-ci l'aurait retrouvé grâce à son adresse ip ou grâce à une photo qu'il avait précédemment publié sur jv.com. Bref, des erreurs de débutants.
Quelles sont les solutions pour ne pas tomber dans ces pièges et à quel point sont-elles fiables ?

Tout d'abord, parlons des photos prises. On ne le sait pas forcément mais dans une simple image peut se cacher une mine d'informations. Tout d'abord, dans certains cas, grâce aux données EXIF, il est possible de localiser l'endroit où a été pris la photo. Dans ce cas-ci, l'imprimerie responsable de la fuite.

Une autre problématique, c'est le watermarking ou tatouage numérique, en français. Il s'agit d'un procédé utilisé par de nombreux appareils électroniques afin de marquer des produits. Ainsi, si on prend une photo avec votre appareil photo et si celui-ci pratique le watermarking, il sera possible de prouver, à partir de la photo, qu'elle a été prise à partir de notre appareil. Et cela, sans qu'aucune trace ne soit visible à l'oeil nu sur la photo !
Dans le cas du bac, pour contourner cette technique, le plus simple aurait sans doute été de recopier les questions telles quelles, directement dans le topic, et non poster une photo. Cela dit, en faisant cela, le post aurait été beaucoup moins crédible. Une autre solution aurait été de passer la photo par différents appareils (genre imprimer la photo, scanner la photocopie, imprimer le scan, ... quelques fois puis poster le scan). Je n'ai pas vraiment trouvé de source fiable prouvant que cette technique fonctionne. Par ailleurs, on n'utilisera pas notre imprimante ni notre scanner personnels, sinon, si eux aussi pratiquent le watermarking, la technique ne sert à rien. On ira plutôt dans une bibliothèque, papeterie ou autre endroit public où ce genre d'actions est possible. Le tout, sans que personne ne voit que l'on a effectivement en notre possession un exemplaire du bac.

Maintenant que notre document est intraçable, comment le poster ? Pour moi, on a deux choix : à partir de son ordinateur personnel ou à partir d'un ordinateur tiers. Les ordinateurs tiers seront souvent ceux d'un cyber-café. Cela peut être dangereux car dans de tels endroits, il y a généralement des caméras. Si la police arrive à retracer l'adresse IP de l'ordi à partir duquel nous avons posté, il leur suffira de visionner l'enregistrement et avec un peu de chance, ils nous identifieront. Bon, c'est assez tiré par les cheveux mais il vaut mieux ne rien laisser au hasard. Donc, si on choisit cette solution, il vaut mieux le faire en couvrant son visage avec une casquette, lunettes de soleil, ... afin de ne pouvoir être reconnu par les caméras. Après avoir posté notre topic, on effacera évidemment, toutes les preuves (en utilisant la navigation privée de Firefox, par exemple).

Si on décide d'utiliser notre ordinateur personnel, mieux vaut ne pas utiliser notre propre connexion Internet. On utilisera soit une connexion non-sécurisée (genre, avec un portable, il suffit de se promener dans une grande ville pour en trouver une multitude), soit un hotspot (genre MacDo). On fera bien attention de modifier notre adresse MAC avant et après notre connexion, on n'est jamais trop prudent. Aussi, pour être sûr de ne laisser aucune trace sur notre ordinateur, on utilisera un LiveCD Linux qui travaille uniquement sur la RAM et ne laisse donc aucune trace une fois l'ordinateur éteint. En faisant cela, des policiers pourront bien fouiller dans notre ordi tant qu'ils voudront, ils ne trouveront rien d'intéressant.

Dans les deux cas, lors de notre connexion à Internet, on passera évidemment par un (ou plusieurs) proxy anonyme ou autres VPNs. Il faut à tout prix éviter que les forces de l'ordre parviennent à nous localiser grâce à notre IP. En utilisant des proxys en dehors de la France (et souvent, de l'Europe), la police ne pourra généralement pas forcer le propriétaire du proxy à leur révéler notre IP. Aussi, on veillera à modifier notre User-Agent (en utilisant ceci par exemple).

Enfin, pour poster notre topic, on créera évidemment un nouveau compte (en utilisant de fausses informations, ça me semble logique). Sur le topic, évidemment, on ne fait que poster l'épreuve e du Bac, on ne commence pas à raconter sa vie, en risquant de donner des indices sur notre identité.

Après tant de précautions, il est pratiquement impossible que l'on soit retrouvés. Je dis pratiquement car il est toujours possible de se planter dans l'une ou l'autre étape. Ou par exemple, on peut vouloir en parler, pour se vanter, à des gens que l'on pense de confiance qui peuvent nous balancer. Bref, il peut toujours arrivé une connerie pour briser n'importe quel plan, aussi parfait soit-il (je n'invente rien, ça s'appelle la Loi de Murphy). Je sais que je peux sembler parano et que dans le plupart des cas, passer par un simple proxy anonyme suffira mais deux précautions valent mieux qu'une.

PS : ici, je ne prends pas position sur le bienfondé de l'attitude de Chaldeen, j'explique uniquement comment il aurait pu (du ?) agir pour ne pas se faire chopper.

Amis du futur, à la revoyure !

04/09/2011 - 4 commentaires

de-loreanBonjour à tous, hommes du passé (??), du présent et du futur ! Aujourd'hui, vous allez assister à une démonstration exceptionnelle. Je vais vous prouver par la plus simple des manières que, non, nous ne pourrons malheureusement jamais voyager dans le temps (du moins, pas dans la direction du passé). J'espère que vous avez bien conscience de l'aspect historique de cet article. Que la démonstration commence !

Je m'adresse maintenant uniquement aux gens du futur. Si un jour, vous êtes capables de voyager dans le temps, pour le prouver, veuillez, s'il vous plait, poster un commentaire sur cet article à 19h10 précise (bon, ok, je vous laisse 10 secondes de marge). Si il n'y a pas de commentaire à cette heure-là, en admettant que mon blog existera toujours (et continuera à être lu !) pour l'éternité, on peut en déduire qu'on ne voyagera jamais dans le temps. Ou que les mecs du futur, c'est des grosses feignasses.

CQFD

EDIT : Il est 19h20 et toujours aucun commentaire. Je suis désolé, Retour vers le Futur restera pour toujours une fiction...

Super Mario Bros. : chronique d'un succès annoncé

31/08/2011 - 2 commentaires

Il y a peu, mon frère a acheté un livre très intéressant (en vrai, c'est moi qui lui ai offert mais mes histoires de famille ne vous intéressent sûrement pas) qui parle de l'histoire de Mario. Pour ceux que ça pourrait intéresser, vous pouvez le commander ici. Une partie qui m'a particulièrement plus parle de l'élaboration du jeu "Super Mario Bros.". Et comme je vous aime toutes et tous, j'ai décidé de vous concoter un article qui résume ce qui y est dit. Franchement, on comprend pourquoi ce jeu est entré dans la légende.

À l'époque, Miyamoto était à la tête de la R&D4 (une cellule de développement chez Nintendo). Il avait déjà été à la base de deux jeux à succès : Donkey Kong et Mario Bros.. Cela faisait quelques années que ces deux jeux étaient sortis et les jeux de plateformes commençaient à se multiplier sur le marché. Shigeru Miyamoto, qui fut à la base de ce style grâce à Donkey Kong devait réagir. C'est pourquoi il décida de travailler sur un nouveau jeu de plateforme qui surpasserait les autres jeux du marché. Initialement, il ne pensait pas à Mario comme héros de son jeu.

En effet, à cette époque, Mario n'était pas le star qu'il est aujourd'hui. Il n'avait été le héros que de deux jeux : Donkey Kong et Mario Bros.. Mais dans Donkey Kong, bien que Mario y soit le héros et personnage jouable, la véritable star, c'est ... Donkey Kong. En effet, à côté du charismatique singe, Mario fait bien pâle figure. Mario Bros. lui permet bien de se mettre un peu en avant mais il y reste un simple héros parmi tant d'autres, une vedette de seconde zone. Une exception cependant dans le secteur des consoles de salon où Mario semble gagner un certain capital sympathie.

C'est justement de ce capitale dont entendit parler Tezuka, bras droit de Miyamoto. Il souffla alors à ce dernier l'idée d'intégrer Mario comme héros du jeu de plateformes qu'il est en train de concevoir. Miyamoto accepta (comme vous vous en doutiez) et c'est ainsi qu'ils commencèrent à travailler sur leur jeu révolutionnaire.

Tezuka se chargea également de dessiner Mario "grand". Mais le public ayant l'habitude de voir un Mario "petit", il fallait justifier ce changement de taille surnaturel. C'est ainsi que naquirent les champignons. On peut se demander "Pourquoi des champignons ?" L'origine viendrait d'Alice au Pays des Merveilles. Dans ce livre, Alice mange un champignon qui lui permet de devenir géante. Au delà de cela, les champignons sont souvent liés, de près ou du loin, au monde fantastique.
Mais ce n'est pas tout, des tas d'autres références trouvent une origine dans la culture populaire. C'est ainsi que les plantes grimpantes proviennent du célèbre conte "Jack et le Haricot Magique". Les "warp zones", elles, seraient une copie des téléportations de la série "Star Trek". Et ceci n'est pas une liste exhaustive. Dire que Super Mario Bros. est un bouillon de culture relève de l'euphémisme.

Notons pour finir que la musique du jeu a été composée par Koji Kondo, essentiellement connu aujourd'hui pour ses compositions dans l'univers de Zelda. Sa musique se révèle être un véritable atout dans ce jeu. Légère et bondissante dans les mondes extérieures, elle devient sombre et opressante dans les mondes souterrains. L'ambiance de Super Mario Bros. n'aurait certainement pas été la même sans l'apport de Koji Kondo.

Passons maintenant au jeu en lui-même. Il faut savoir qu'à l'époque, peu de gens lisaient les notices d'utilisation des jeux qu'ils achetaient (je ne pense pas que ça ait changé avec le temps, par ailleurs). Ainsi, l'équipe de développement dut redoubler d'ingéniosité pour concevoir son stage 1-1.





En effet, ce monde devait servir de mini-tutoriel pour le joueur afin qu'il comprenne les principaux rouages du jeu. Par exemple, dans Mario Bros., si on sautait sur les ennemis, on perdait une vie. Or, dans Super Mario Bros., sauter sur l'ennemi permet de l'éliminer. Comment faire assimiler cela au joueur ? En plaçant un Goomba sous une multitude de blocs ! Certes, la première fois, il y a des chances que le joueur se prenne le Goomba de plein fouet. Et les prochaines fois, il risquera de carrément passer au dessus des blocs. Mais un jour, par maladresse ou par volonté, il finira bien par tomber sur la tête du pauvre Goomba et comprendre qu'il faut agir ainsi pour le tuer.

Il en va de même pour le champignon caché dans un des blocs. Le joueur ne sait pas nécessairement qu'il s'agit d'un élément bénéfique. Comment alors "l'obliger" à prendre ce champignon ? En le dirigeant vers le joueur ! C'est à cela que sert la tuyau à droite, il permet de faire rebondir le champignon vers Mario. Ainsi, le joueur comprendra que les champignons sont bénéfiques et lui permettent de devenir grand.

Comme je le disais plus haut, ce jeu a introduit les warp zones, la plupart situées dans les mondes souterrains, accessibles en passant par le dessus du plafond. Une warp-zone bien moins connues du grand public est celle qui mène vers le mystérieux "Minus World". Rien, par ailleurs, n'indique que les développeurs aient souhaité que ce monde soit accessible aux joueurs.

Pour y accéder, il faut un minimum de dextérité mélangée à de la chance. À la fin du stage 1-2, montez sur le tuyau, tournez-vous vers la gauche et sautez "en arrière" (vers la droite, donc) pour essayer de pénétrer dans le mur. Regardez cette vidéo, elle est bien plus explicite.

Les observateurs remarqueront que le Minus World est tout simplement une réplique du Stage 7-2 avec plus d'ennemis. Et pour cause ! À la base, ce monde devait être un monde jouable, utilisé comme stage 7-2. Mais la difficulté trop grande dûe au nombre excessif d'ennemis a poussé les développeurs à supprimer ce stage. Le supprimer des stages accessibles mais pas de la mémoire du jeu. En effet, étant donné qu'il mimait la structure d'autres stages existants avec uniquement des ennemis supplémentaires, il ne prenait pas de place en mémoire. Il était donc inutile de le supprimer.

Ekrivon b4

30/08/2011 - 4 commentaires

Prêts pour une nouvelle visite dans les profondeurs de notre langue ? Que ça soit le cas ou pas, on y va, c'est parti.

Omar m'a tuer

Commençons par la conjugaison des verbes en "er", et plus spécifiquement, la différence entre l'infinitf et le participe passé. En effet, phonétiquement, les deux formes se prononcent de la même manière mais pourtant, s'écrivent différemment. Alors, comment savoir quelle forme utiliser ? Basons nous tout d'abord sur la théorie. Le participe passé est un mode du verbe qui lui donne les caractéristique d'un adjectif (merci Wiki). L'infinitif est tout simplement le mode non-conjugué d'un verbe. Ainsi, il est logique que lorsqu'on voit un auxiliaire suivi d'un mot en "er", il s'agira d'un participe passé. Tout comme quand le verbe définira un mot sans auxiliaire, le verbe sera sous la forme d'un participe passé. Ainsi, en essayant simplement de comprendre le sens d'une phrase et en connaissant les fonctions des deux modes, on peut déterminer quelle forme choisir.

Cela dit, on n'a pas que ça à faire que de réfléchir pendant 3 heures pour bien comprendre la fonction de chaque mot. C'est pour cela qu'une astuce infaillible existe pour vous faciliter la vie : utiliser un verbe d'un autre mode. Personnellement, j'utilise le verbe "faire" mais bon, vous choisissez celui que vous souhaitez. On remarque qu'à l'infinitif, "faire" donne "faire", tandis qu'au participe passé, il donne "fait". Ainsi, impossible de confondre. Ainsi, dans votre phrase, il suffit de remplacer votre verbe en "-er" et le remplacer par votre verbe et regarder sa forme. Si vous dites "fait", c'est un participe, donc on met un "é". Sinon, on met "er". Pratique, non ?

J'ai mangé trois pommes. (J'ai fait trois pommes)
J'aime manger des pommes (J'aime faire des pommes)
Épuisée, elle a préféré arrêter de courir. (Faite, elle a fait faire de courir)

Bon, les phrases n'ont plus beaucoup de sens après remplacement mais ce n'est pas important.

Hahà

Une autre faute du même genre que celle citée ci-dessus est l'utilisation de "à" à la place de "a" (et vice-versa). Pourtant, ces deux mots n'ont absolument aucun rapport entre eux, si ce n'est la prononciation. Alors que "a" est la forme de l'auxiliaire avoir à la troisième personne du singulier (il s'agit donc d'un verbe conjugué), "à" est un adverbe. Pour les distinguer, il existe une astuce similaire à celle utilisée plus haut : changer la phrase pour l'exprimer au passé. Si le "a/à" se transforme en "avait", il s'agissait d'un verbe et donc, on doit écrire "a". Sinon, il s'agit de l'adverbe et on écrit "à".

Il a trois enfants. (Il avait trois enfants)
Il se rend à la gare (Il se rendait à la gare)
Il a rendez-vous à six heures. (Il avait rendez-vous à six heures)

Si j'aurais su, j'aurais pas venu

Alors, ça, ça doit être l'une des fautes les plus abominables de la langue française. Et pourtant, on la retrouve très souvent. Même Sniper la fait dans une de leur chanson. C'est dire ! Bon ben, ici, y a pas vraiment de "trus" à retenir. Il faut juste vous enfoncer dans le crâne qu'après "Si", on ne met jamais le conditionnel. Jamais. Jamais. Absolument jamais. La raison est bien simple : "Si" exprime le conditionnel tout comme le conditionnel présent. Pas besoin de se répéter. C'est d'ailleurs pour cela qu'on peut utiliser aussi bien "Si j'avais su, je ne serais pas venu" que "J'aurais su, je ne serais pas venu".

Si j'étais plus intelligent, je ne ferais pas de faute stupide.

Le français pour les Pros

Bon, jusqu'ici, je n'ai parlé que d'erreurs vraiment basiques que, je l'espère, vous ne commettez généralement pas. Maintenant, je vais vous présenter des points plus précis, plus subtils. Je ne fais pas une section pour chacun d'eux parce qu'il n'y a généralement pas d'explications à donner. C'est comme ça, c'est comme ça, on n'y peut rien, il faut se plier à la règle.

  • Lorsque vous utilisez un signe de ponctuation fort (point d'exclamation, point d'interrogation, ...), il ne doit pas être suivi par un autre signe de ponctuation. L'exemple le plus typique est le cas où l'on cite une phrase entre des guillemets.
    Il m'a dit "Je n'irai pas à cette soirée !" Je ne savais pas quoi répondre.
  • Bien qu'on ait tendance à utiliser les guillemets doubles (ce truc : "), il est conseillé, en français, d'utiliser les chevrons doubles «», dits guillemets français. Bon, perso, j'ai la flemme d'utiliser ces choses surtout que je ne pense pas que ça soit présent sur un clavier classique. Corrigez moi si je me trompe.
  • Bien que sur les billets, il soit écrit "5 euro", l'Académie française exige que l'on écrive "euros", au pluriel. Pour la petite histoire, le "s" n'est pas présent sur les billets parce que, comme on ne parle pas uniquement français dans l'Union Européenne, on ne pouvait imposer le "s" qui est la marque du pluriel en français mais pas forcément dans les autres langues.
  • Lorsqu'on utilise la structure "avoir l'air" suivie d'un adjectif, cet adjectif peut s'accorder différemment selon le sens que l'on souhaite donner à notre phrase. Si on parle réellement de l'air, la mine de la personne, alors, l'adjectif sera singulier masculin. Si on utilise 'avoir l'air" comme un substitut de "paraitre", "sembler", alors l'adjectif s'accordera avec le sujet.
    Elle a l'air fière.
    Elle a l'air fier
Voilà, c'est fini. J'espère que je vous aurai appris quelques trucs et que, surtout, vous ne commettrez jamais plus les fautes présentées au début de l'article !